Fiche descriptive : Volatilisation

De : Services publics et Approvisionnement Canada

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Description

La volatilisation ex situ consiste à extraire les composés volatils et semi-volatils contenus dans l'eau souterraine par un procédé d'injection d'air. L'eau souterraine est d'abord pompée dans un dispositif favorisant l'aération. L'exposition de l'eau à l'air favorise la volatilisation des composés organiques dissous. Il existe plusieurs méthodes d'exposition à l'air telles que la tour de garnissage, l'aération par insufflation d'air, l'aération en bassin à plateaux et l'irrigation par aspersion. Après le traitement, l'eau peut être réinjectée dans la nappe ou évacuée vers un réseau de drainage.

La volatilisation ex situ s'applique dans les cas de contamination aux COV et COSV, halogénés ou non halogénés. Les contaminants ne sont par détruits par cette technologie, mais ils sont séparés de la phase aqueuse. Les émissions gazeuses doivent être traitées avec des techniques comme la filtration sur charbon activé.

Source :

Analyses recommandées dans le cadre d’une caractérisation détaillée

Analyses chimiques

  • La concentration des contaminants incluent :
    • dans les phases adsorbée
    • dissoute
    • libre

Analyses physiques

  • L'analyse granulométrique
  • Les caractéristiques physiques du contaminant incluent :
    • la viscosité
    • la densité
    • la solubilité
    • la pression de vapeur
    • etc.
  • La présence des liquides en phase non aqueuse (légers ou denses)

Essais recommandés dans le cadre d’une caractérisation détaillée

Essais physiques

  • Essais de perméabilité à l’air
  • Relevé des vapeurs
  • Évaluation du rayon d’influence
  • Évaluation du débit d'injection de l'air
  • Évaluation des conditions d’opération (pression/extraction)

Essais hydrogéologique

  • Essai de pompage
  • Essais avec traceur

Applications

  • Traitement de la contamination dissoute seulement
  • Traitement ex situ, mais l'installation du système peut se faire sur le site contaminé
  • Technique efficace pour le traitement des contaminants organiques volatils (COV) et ontaminants organiques semi-volatils (COSV), halogénés ou non halogénés, comme le TCE ou les BTEX

Type de traitement

Type de traitementS’applique ou Ne s’applique pas
In situ
Ne s’applique pas
Ex situ
S’applique
Biologique
Ne s’applique pas
Chimique
Ne s’applique pas
Contamination dissoute
S’applique
Contamination résiduelle
S’applique
Contrôle
Ne s’applique pas
Phase libre
Ne s’applique pas
Physique
S’applique
Résorption
S’applique
Thermique
Ne s’applique pas

État de la technologie

État de la technologieExiste ou N'existe pas
Démonstration
N'existe pas
Commercialisation
Existe

Contaminants ciblés

Contaminants ciblésS'applique, Ne s'applique pas ou Avec restrictions
Biphényles polychlorés
Avec restrictions
Chlorobenzène
S'applique
Composés inorganiques non métalliques
Ne s'applique pas
Composés phénoliques
Avec restrictions
Explosifs
Ne s'applique pas
Hydrocarbures aliphatiques chlorés
S'applique
Hydrocarbures aromatiques monocycliques
S'applique
Hydrocarbures aromatiques polycycliques
Avec restrictions
Hydrocarbures pétroliers
Avec restrictions
Métaux
Ne s'applique pas
Pesticides
Avec restrictions

Durée du traitement

Durée du traitementS’applique ou Ne s’applique pas
Moins de 1 an
Ne s’applique pas
1 à 3 ans
S’applique
3 à 5 ans
Ne s’applique pas
Plus de 5 ans
Ne s’applique pas

Produits secondaires ou métabolites

La volatilisation ex situ ne produit aucun produit secondaire, car les contaminants sont transférés de la phase aqueuse à la phase gazeuse. Les émissions provenant du système de volatilisation doivent être captées et traitées.

Limitations de la technologie

  • La volatilisation ex situ est moins efficace contre les contaminants semi-volatils
  • Cette technologie s'applique uniquement à la contamination dissoute
  • Le débit d'air, le débit d'eau et la température de l'eau sont autant de facteurs qui peuvent affecter négativement l'efficacité du système
  • Si l'eau est très chargée en matière organique en suspension, il est alors préférable de prétraiter l'eau afin de prévenir l'engorgement du système
  • L'élimination du fer par oxydation en amont de l'unité de volatilisation est recommandée afin de prévenir ou de limiter l'encrassement
  • L'alcalinité ou l'acidité du milieu peut causer de la corrosion. Pour éviter cela, la solution doit être neutralisée avant son introduction dans le système

Technologies complémentaires améliorant l’efficacité du traitement

  • Un traitement à la chaleur augmente l'efficacité de la volatilisation ex situ et permet le traitement des composés organiques moins volatils comme les cétones
  • L'eau traitée par le système de volatilisation peut nécessiter d'autres traitements de restauration afin de correspondre aux critères de décontamination du site
  • Un traitement d'élimination du fer ferreux et du manganèse dissous peut être requis afin d'éviter leur précipitation dans le système et pour prolonger le temps entre chacun des entretiens du système

Traitements secondaires requis

  • Traitement des émissions gazeuses

Exemples d'application

Les sites suivants fournissent des exemples d'applications :

Performance

La volatilisation ex situ est efficace pour l'élimination des composés solubles volatils comme les BTEX et peut réduire de fortes concentrations telles que 10 000 milligrammes par litre. Le traitement de volatilisation ex situ enlève en moyenne 90 % des contaminants visés (CSMWG, 2003)

Références

Auteur et mise à jour

Fiche rédigée par : Mahaut Ricciardi-Rigault, M.Sc. MCEBR

Dernière mise à jour par : Karine Drouin, M.Sc. Conseil national de recherches

Date de mise à jour : 8 mars 2019

Version :
1.0