Fiche descriptive : Mycoremédiation: Champignon de la pourriture blanche

De : Services publics et Approvisionnement Canada

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Description

La technologie desL’utilisation de champignons de pourriture la pourriture blanche est une technique de réhabilitation ex situ ou in situ utilisée pour le traitement de la contamination résiduelle des composés organiques. Les Ces champignons produisent des enzymes extracellulaires, de type peroxydase et laccase, impliquées dans la dégradation de la lignine. qui sont produites par le champignons de la pourriture blanche sont Ces enzymes sont reconnues pour leur efficacité à dégrader plusieurs contaminants organiques comme les explosifs conventionnels, les composés organiques semi-volatils et certains contaminants récalcitrants comme les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), les byphéniles polychlorés (BPCs), le dichlorodiphényltrichloréthane (DDT) et le pPentachlorophénol (PCP).

Cette technique consiste à mélanger les sols, le champignon et un co-substrat adéquat (exemple : copeaux de bois) afin de stimuler la croissance du champignon et de maintenir une bonne aération. La technique est similaire au compostage mais dans ce cas particulier, la sécrétion d'enzymes se fait dans un environnement aérobie uniquement.

Plusieurs facteurs affectent l'efficacité du procédé : la concentration en azote, la concentration en oxygène, le potentiel hydrogène (pH), l'humidité et la température.

Il est important de noter qu'au Canada, l'injection de souches microbiennes est soumise au Règlement sur les renseignements concernant les substances nouvelles, de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les microorganismes utilisés doivent être inscrits dans la liste intérieure des substances (LIS) d'Environnement Canada.

Source :

Analyses recommandées dans le cadre d’une caractérisation détaillée

Analyses biologiques

  • Le dénombrement de la population bactérienne hétérotrophe totale et de la population bactérienne spécifique

Analyses chimiques

  • La concentration des contaminants incluent :
    • dans les phases adsorbée
    • dissoute
    • libre
  • Potentiel hydrogène (pH)
  • La concentration des nutriments incluent :
    • l'azote ammoniacal
    • l'azote total Kjeldahl
    • les nitrates
    • les nitrites
  • La concentration des métaux

Analyses physiques

  • La concentration en oxygène, en dioxyde d'azote et en méthane dans les sols de la zone vadose
  • La température
  • La teneur en eau du sol
  • L'évaluation biologiques et des facteurs écologiques

Autre information recommandée pour une caractérisation détaillée

Phase II

  • La profondeur et l'étendue de la contamination
  • La présence de récepteurs :
    • la présence de récepteurs potentiels, la présence d'infrastructures de surface et souterraines et le risque de migration hors site

Phase III

  • La stratigraphie du sol
  • La connaissance détaillée de la géologie et de l'hydrogéologie incluent :
    • la direction d'écoulement des eaux souterraines
    • la conductivité hydraulique
    • les fluctuations saisonnières
    • le gradient hydraulique
  • La détermination des voies préférentielles de migration des contaminants
  • Une modélisation hydrogéologique

Essais recommandés dans le cadre d’une caractérisation détaillée

Essais biologiques

  • Essai de minéralisation en microcosmes
  • Essai de biodégradation en bac

Essais physiques

  • Évaluation de la fréquence optimale de brassage

Applications

  • Il permet de traiter essentiellement la contamination résiduelle
  • S'applique aux contaminants organiques qui peuvent être dégradés ou transformés en condition aérobie
  • Les conditions optimales pour cette technique sont : un potentiel hydrogène (pH) acide entre 4 et 4,5 est optimal une humidité entre 40 et 45% et une température entre 30 et 38 0C
  • Le champignon préfère les milieux pauvres en azote

Type de traitement

Type de traitementS’applique ou Ne s’applique pas
In situ
S’applique
Ex situ
S’applique
Biologique
S’applique
Chimique
Ne s’applique pas
Contamination dissoute
Ne s’applique pas
Contamination résiduelle
S’applique
Contrôle
Ne s’applique pas
Phase libre
Ne s’applique pas
Physique
Ne s’applique pas
Résorption
S’applique
Thermique
Ne s’applique pas

État de la technologie

État de la technologieExiste ou N'existe pas
Démonstration
Existe
Commercialisation
Existe

Contaminants ciblés

Contaminants ciblésS'applique, Ne s'applique pas ou Avec restrictions
Biphényles polychlorés
S'applique
Chlorobenzène
S'applique
Composés inorganiques non métalliques
Ne s'applique pas
Composés phénoliques
S'applique
Explosifs
S'applique
Hydrocarbures aliphatiques chlorés
S'applique
Hydrocarbures aromatiques monocycliques
S'applique
Hydrocarbures aromatiques polycycliques
S'applique
Hydrocarbures pétroliers
S'applique
Métaux
Avec restrictions
Pesticides
S'applique


Remarques:

Les métaux ne sont pas dégradés par cette technologie mais s'accumulent dans les fructifications et doivent être collectés régulièrement.

Durée du traitement

Durée du traitementS’applique ou Ne s’applique pas
Moins de 1 an
S’applique
1 à 3 ans
S’applique
3 à 5 ans
Ne s’applique pas
Plus de 5 ans
Ne s’applique pas

Produits secondaires ou métabolites

Ce paramètre devra être surveillé pour s'assurer qu'aucun produit secondaire ou métabolite plus toxique que les composés d'origine ne sont produits lors du traitement. On peut trouver dans la littérature plusieurs exemples de contaminants qui sont minéralisés(dégradation complète avec production de CO2) par le champignon.

Limitations de la technologie

  • Les concentrations élevées de contaminant et de métaux peuvent être toxiques pour le champignon
  • La croissance du champignon n'a pas été observée à des températures de moins de 10 0C
  • La compétition entre les populations bactériennes indigène et l'adsorption peut diminuer l'efficacité
  • Le brassage des sols peut nuire à la production d'enzymes par le champignon
  • Les champignons sont susceptibles au stress hydrique
  • Manque de connaissance sur la capacité du champignon a survivre en présence de d'autres formes de champignons

Technologies complémentaires améliorant l’efficacité du traitement

  • Chauffage des sols

Traitements secondaires requis

Aucun traitement secondaire des sols n'est nécessaire

Exemples d'application

Les sites suivants fournissent des exemples d'application :

Performance

Il est important de s'assurer qu'il est possible d'atteindre les objectifs de restauration fixés avant de mettre en place cette technologie à grande échelle.

Références

Auteur et mise à jour

Fiche rédigée par : Magalie Turgeon Conseil national de recherches

Dernière mise à jour par : Jennifer Holdner, M.Sc. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Date de mise à jour : 24 juillet 2018

Version :
1.0